La montagne
Sainte Victoire fait partie de l'histoire de la grimpe,
tout y a été fait au fil de l'évolution de l'escalade. L'ascension
des sommets par les grandes faces dans les lignes de faiblesses,
les arêtes et les fissures, puis les faces plus raides en
artificiel et en libre. Bientôt il ne reste que des parois
d'aspect secondaire qui font l'objet d'un équipement systématique.
Mais la "Sainte" est réputée surtout pour son escalade en
dalle et engagée. Après avoir tant donnée, que pouvait-elle
encore nous offrir ?
L'escalade contemporaine met l'accent sur l'aspect gymnique
et la sécurité, les mentalités changent et les regards se
posent ailleurs, la "Sainte" recèle encore quelques trésors
cachés.
Combien
de grimpeurs ont vu ces dévers "grottesques" sur
leur gauche en allant "à la vierge"? Combien ont-ils
été retenu par la barrière végétale s'étendant devant.
Maintenant c'est chose faite, la garrigue s'est écartée
et les perfos ont vrombi. Mais attention, la Sainte reste
la Sainte, elle se mérite encore, il va falloir marcher
un peu...
Premier repérage : Mars
1999, lors d'une ascension du pilier de la vierge.
Premiers débroussaillages : Février-Mars 2000.
Premiers pitons : Mars 2000.
Premiers gougeons : Fevrier 2001.